lundi 5 décembre 2016

vendredi 4 novembre 2016

Passy Madonna

Édifié sur un plan d'environ 50 m de côté, flanqué aux angles de quatre tours rondes, le château construit à la fin du XIVème siècle par Jean de Chevenon, alors conseiller de Charles VI de France, était pourvu d'un donjon de 25 m de hauteur qui dominait la voûte d'entrée. Le château fut probablement construit par le même architecte que celui de Chevenon dans la Nièvre. Son architecture est inspirée du château de Vincennes et ses tours imposantes donnent leur nom au village voisin.

Pendant la guerre de Cent Ans, à partir de 1422, il est occupé par le capitaine Perrinet-Gressart qui tint tête à Jeanne d'Arc lors du siège de La Charité-sur-Loire en 1429.
Très endommagé par les guerres de religion, le château devient en 1782, la propriété du marquis de Vergennes, homme politique et diplomate.
Le corps de logis et les murs d'enceinte furent abattus lors des guerres de religion, puis le colombier, une partie des tours et des murailles le furent par les propriétaires successifs pour en tirer des pierres afin de réaliser d'autres constructions.
Des quatre tours d'angle, seule reste la tour sud-est avec des murs d'un mètre soixante dix d'épaisseur dont la base comporte une pièce voûtée. Elle forme un angle avec le corps de logis, dans lequel se trouvent les vestiges d'une tourelle en surplomb.





























jeudi 20 octobre 2016

Déconstruction du site Lambiotte

Sur le site emblématique des anciennes industries de la famille Lambiotte à Prémery, la démolition engagée le 28 juin a métamorphosé le paysage bien connu des habitants.

La pierre. La brique. Le béton. La ferraille. Le bois. Chaque matériau témoigne d'une époque, d'un type de construction et d'une évolution industrielle. Une histoire vieille de 120 ans qui se lit encore dans le paysage prémerycois où les usines créées par la famille Lambiotte - d'abord de fabrication de charbon de bois et dérivés - ont apporté emplois et prospérité au territoire.
Dans le vaste domaine de 200 ha (à l'origine), toute activité de chimie du bois a cessé en 2002. Le pôle qui ne dénombrait alors plus que 200 salariés - contre plus de 700 dans les années 1970 - a définitivement fermé ses portes en octobre. L'année d'après, l'Agence de développement et de maîtrise de l'énergie (Ademe), missionnée pour sécuriser le site pollué, en a récupéré la gestion. Un long travail d'études préalables et de préparation à la déconstruction s'est alors engagé.

Un chiffre. Le coût de la déconstruction de Lambiotte s'élève à 3,8 millions d'euros financés par l'Etat, via la taxe générale sur les activités polluantes.
Jusqu'à 18 salariés oeuvrent à déconstruire Lambiotte. Débroussaillage, diagnostic amiante, estimation de la quantité de matériaux à évacuer et évaluation de l'empoussièrement ont été conduits les premières semaines. Des étapes nécessaires avant la démolition. Le 28 juin, le chantier a débuté avec le curage des bâtiments et l'opération de désamiantage.
Le hall de stockage du bois, l'atelier de production de créosote, le bâtiment de criblage, l'espace de stockage du charbon, l'alcoolerie et l'entrepôt de granulés sont à terre. Les premiers sont tombés début septembre. A l'emplacement de ces anciennes structures, tout n'est qu'amas de ferrailles et de pierres. Telle une décharge à ciel ouvert plutôt bien "rangée" pour un chantier de cette envergure.
La déconstruction du site va s'intensifier dans les jours qui viennent. Mercredi 19 octobre, l'un des deux gigantesques sécheurs métalliques va être mis à terre, tirés au moyen de câbles.
Une seconde opération bien plus impressionnante est programmée vendredi 28 octobre. Le deuxième sécheur de plus de 35 mètres de haut, la cheminée en briques encore plus élevée et le bâtiment des fours voisin vont être rayés du paysage à l'explosif.
fanny.delaire@centrefrance.com







samedi 8 octobre 2016

L'ancien Couvent

Il s'agit de photos de l'ancien couvent de Nevers, prises avant 1974, aujourd'hui détruit pour cause de première déviation. Il se situait entre ladite déviation et la rue Sainte-Trohé. Chacune des cellules comportait un verset de la bible inscrit à même le plâtre nu.